Grimper sur les toitures de Bruxelles : un métier pas comme les autres
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Grimper sur les toitures de Bruxelles : un métier pas comme les autres

Erik Severs visite les bâtiments publics de la Région bruxelloise pour identifier les toitures susceptibles d’accueillir des panneaux photovoltaïques.

Quand on a passé 20 ans de sa carrière à visiter les caves et les cabines haute tension, souvent souterraines, se retrouver sur le toit d’un bâtiment de 8 étages, c’est le monde à l’envers ! Si Erik Severs met son vertige à l’épreuve depuis un an, c’est pour une noble cause : réduire les émissions de CO2 à Bruxelles en augmentant la part de production d’électricité renouvelable. 

Vous avez dit SolarClick ?

Le programme SolarClick vise à équiper 150 bâtiments publics bruxellois de panneaux photovoltaïques d’ici fin 2020, ce qui représente une puissance de 12,5 MWc. Initié par la Région bruxelloise, ce projet est mis en œuvre par Sibelga, notamment chargée d’identifier les bâtiments susceptibles d’accueillir ces installations. 

Après une première sélection de bâtiments potentiels sur base des informations reçues par les pouvoirs publics (communaux, paracommunaux et régionaux), la mission d’Erik consiste à procéder à une visite sur le terrain afin d’évaluer le potentiel et de récolter les caractéristiques de chaque toiture.

Bruxelles vue du ciel

« J’apprends à connaître Bruxelles d’une autre façon », raconte Erik en parcourant avec nous quelques clichés pris au cours de ses visites techniques. « Au fil de ma carrière chez Sibelga, j’ai bien sûr été amené de temps en temps à visiter une cabine haute tension ou relever un compteur sur un toit, mais c’était l’exception ! »

Cette mission en hauteur a amené notre collègue à vivre quelques expériences insolites. « Lorsque j’ai visité la caserne de pompiers Chaussée de Mons à Anderlecht, on m’a laissé le choix : l’échelle ou le camion nacelle ? J’ai opté pour la seconde solution. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de concrétiser ce rêve de gosse ! »

Une autre fois, lors d’une visite sur un site Vivaqua à Etterbeek, Erik s’est retrouvé dans une gigantesque citerne datant de 1877 avec une capacité de 20.000 m³, vidée pour entretien. Un spectacle sur lequel peu de Bruxellois ont l’occasion de poser les yeux.  

À la merci des éléments

Mais à côté de ces expériences inhabituelles, travailler sur les toits n’est pas de tout repos. « Sur les toits, on est à la merci des éléments », explique-t-il. « Quand le vent souffle ou qu’il pleut, on a intérêt à être chaudement habillé. » Ces dernières semaines, la météo hivernale n’a d’ailleurs pas particulièrement épargné notre collègue. Mais, jusqu’à présent, aucune visite n’a dû être annulée à cause du mauvais temps. 

Avec le retour des beaux jours, Erik devrait en tout cas profiter de quelques magnifiques panoramas sur la capitale !

 SolarClick - photo groupe

Avec le soutien de BXL-environnement